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	<description>Optimisation de l&#039;expression orale</description>
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		<title>Alain Marschall</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2017 09:27:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yves]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
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		<category><![CDATA[expression orale]]></category>
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		<description><![CDATA[1 750 000 auditeurs l’écoutent chaque jour entre 10h et 13h. BCO Conseil est allé à la rencontre d’Alain Marschall, journaliste à RMC et BFM Tv. Alain Marschall a commencé en 1986 dans une radio associative niçoise et s’est très rapidement retrouvé sur RMC (à l’époque Radio Monte Carlo) à la présentation des journaux du&#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bcoconseil.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-01-à-10.40.00.png"><img class="alignnone size-full wp-image-453" src="http://bcoconseil.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-01-à-10.40.00.png" alt="RMC Alain Marschall trac expression orale parler en public orateurs media training interview télévision radio " width="1057" height="193" /></a></p>
<p><strong>1 750 000 auditeurs l’écoutent chaque jour entre 10h et 13h.<br />
</strong>BCO Conseil est allé à la rencontre d’Alain Marschall, journaliste à RMC et BFM Tv.</p>
<p><em>Alain Marschall a commencé en 1986 dans une radio associative niçoise et s’est très rapidement retrouvé sur RMC (à l’époque Radio Monte Carlo) à la présentation des journaux du matin.</em><br />
<em> Après un passage à RFI, il revient à RMC en 2000, et co-anime depuis maintenant 13 ans les Grandes Gueules, avec Olivier Truchot.</em><br />
<em> Depuis 3 ans, il présente aussi « le 20h politique » sur BFM Tv, 1ere chaine d’info de France.</em></p>
<p><b>Comment vous est venue cette envie de parler dans un micro ?<br />
</b>Enfant, à la fin des années 60, j’écoutais la radio à la maison et j’étais captivé par ces voix un peu nasillardes qui racontaient des histoires de la vie. Avec elles, je voyageais aux États Unis, en URSS, en Italie, je découvrais le sport, le cinéma, et je trouvais ça absolument fascinant. A ce moment là, je me suis dit et que moi aussi j’aimerais raconter des histoires que mes parents, mes amis et les autres écouteraient.</p>
<p><b>Vous vous souvenez de votre première intervention à la radio?<br />
</b>Oui, c’était dans une radio associative parisienne. Je ne me souviens plus du sujet, mais je sais que j’avais beaucoup le trac ! Malgré cela, j’ai trouvé l’exercice assez facile. C’était en fait l’accomplissement d’une chose pour laquelle je m’étais toujours préparé, et quand je suis sorti du studio, je me suis dit « ça y est, c’est fait, et c’est bien ce métier que je veux faire ! »</p>
<p><b>Quand vous présentez les GG tous les jours, vous prenez conscience que 1 750 000 d’auditeurs écoutent, commentent et analysent tout ce que vous dites ?<br />
</b>Bien sûr, il ne faut surtout pas l’oublier, mais il ne faut pas non plus s’accrocher à cela. Nous sommes tous les jours en direct dans une émission d’actualité et de convivialité, si on y pense trop, cela risque de nous paralyser et de nous faire perdre notre spontanéité.</p>
<p><b>Il vous arrive certainement de recevoir des invités qui ne sont pas habitués à parler à la radio et qui sont très stressés. Comment faites-vous pour les mettre à l’aise ?<br />
</b>On discute autour d’un café quelques minutes avant l’émission et on essaye de connaître la raison de leur stress. C’est important de parler avec eux pour enlever leur tension et les rassurer, car il s’agit toujours d’une discussion qui porte sur un sujet qu’ils connaissent et qu’ils maitrisent parfaitement, il n’y a donc aucune raison pour qu’ils se sentent déstabilisés. Par contre, nous ne faisons jamais de pré-interview, sinon en arrivant à l’antenne, ils auront le sentiment de redire les choses et perdront toute leur spontanéité.</p>
<p><b>Quel conseil vous donneriez à une personne qui est interviewée pour la première fois à la radio <i>?<br />
</i></b>Se donner 2 ou 3 axes forts sur lesquels on souhaite intervenir et préparer ses interventions. Dans ce métier, la meilleure improvisation doit toujours s’écrire. Si on maitrise bien son sujet et qu’on le prépare, les choses viendront naturellement.</p>
<p><b>Et vous, est ce qu’il vous arrive encore d’avoir le trac avant d’ouvrir le micro ?<br />
</b>Oui ! À toutes les émissions de radio, et à toutes les émissions de télé. Ce n’est pas un trac paralysant, c’est un trac stimulant. Ça ne me rend pas la bouche sèche, ça ne me noue pas l’estomac, mais ça me pousse à y aller !</p>
<p><b>La télé est-elle plus difficile que la radio ?<br />
</b>C’est différent, à la télé vous devez apprivoiser la caméra et vous dire « je suis seul sur le plateau, mais derrière cette boite il y a des dizaines de milliers de téléspectateurs qui me regardent ». Il faut transformer la caméra en une personne et lui parler tout en étant naturel et détendu (du corps et de l’esprit). L’expression « parler à la caméra » est complètement justifiée, il faut donc imaginer que ces 5 caméras qui sont autour de soi, ce sont 5 personnes et leur parler de manière naturelle.<br />
Pour renforcer cette spontanéité, je n’utilise pas de prompteur, j’écris court et je tente d’être le plus audible possible.</p>
<p><b>Vous faites de la radio, de la télé, il vous est certainement arrivé d’intervenir face à une assemblée, qu’est ce qui est le plus compliqué à gérer </b>?<br />
La radio et la télé, c’est mon métier. Parler à une assemblée, c’est totalement différent car vous affronterez directement le regard de vos auditeurs, il faut savoir gérer son souffle, sa salive, son élocution et arriver à capter l’attention.</p>
<p><b>Votre meilleure interview ?<br />
</b>Deux interviews m’ont particulièrement marqué :<br />
&#8211; La première, c’était juste après l’élection présidentielle de 2012 en direct sur BFM Tv avec Jean Luc Mélenchon. Nous étions tous les 2 très tendus, moi à cause de la pression médiatique autour de cet évènement, et lui à cause de son mauvais score. J’ai dû gérer les 2 tensions, et apprivoiser la « bête Mélenchon », ça n’a pas été simple mais l’interview a été réussie.<br />
&#8211; La seconde relève plus de l’anecdote, avec une interview très courte mais très décontractée du cinéaste Sergio Leone qui présentait à Cannes « Il était une fois en Amérique ». Il venait d’atterrir à l’aéroport de Nice et il avait pris une sortie à l’écart des journalistes, j’étais arrivé en retard et par hasard je me suis retrouvé à coté de lui, devant le tapis roulant. Je l’ai abordé, et je lui ai posé 3 questions, auxquelles il a répondu très naturellement en récupérant sa valise. J’avais 21 ans et j’étais le seul journaliste à avoir eu Sergio Leone à sa descente d’avion !</p>
<p><b>La pire ?<br />
</b>C’était il y a une dizaine d’années, au début des affaires Chirac, je m’étais retrouvé au téléphone avec 2 avocats, des ténors du barreau qui ont réussi en quelques minutes à m’embrouiller. L’art oratoire des avocats consiste à retourner vos questions, vous faisant comprendre qu’il connaissent mieux le dossier que vous et que vous ne posez pas les bonnes questions. Je me souviens encore des éléments de langages qu’ils utilisaient « Est ce que vous êtes conscient que…?, Mais vous voulez dire que…? Est ce que vous croyez que… ?, Et je me suis retrouvé dans une situation extrêmement embarrassante car c’était le journaliste qui était interviewé !</p>
<p><b>Un orateur que vous admirez, et pourquoi ?<br />
</b>Quelqu’un comme Maitre Eric Dupond Moretti. Il a une puissance de raisonnement, une fluidité dans l’expression et une force de conviction qui sont absolument bluffants, ce n’est d’ailleurs pas étonnant qu’il soit considéré comme le roi de l’acquittement aujourd’hui.<br />
Quand vous êtes en plateau avec lui, vous devenez presque spectateur de ses réponses.</p>
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		<title>Michel Cardoze</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2016 18:51:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yves]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[Fleur à la boutonnière, moustache toujours impeccablement taillée, il a fait la pluie, et surtout le beau temps durant 4 ans sur TF1. Homme de télé et de radio (il a notamment travaillé à Europe 1, France Inter et France Culture), c’est avant tout un amoureux de la langue française et un poète. Pour BCO&#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bcoconseil.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-17-à-11.42.07.png"><img class="alignnone size-full wp-image-488" src="http://bcoconseil.fr/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-17-à-11.42.07.png" alt="expression orale rhétorique orateur TF1 France Inter" width="897" height="166" /></a></p>
<p>Fleur à la boutonnière, moustache toujours impeccablement taillée, il a fait la pluie, et surtout le beau temps durant 4 ans sur TF1.</p>
<p>Homme de télé et de radio (il a notamment travaillé à Europe 1, France Inter et France Culture), c’est avant tout un amoureux de la langue française et un poète.<br />
Pour BCO Conseil, Michel Cardoze est revenu sur ses débuts d’orateur.</p>
<p><b>Vous souvenez vous de votre première intervention en public ?<br />
</b>Oui, c’était dans ma première vie ! Une vie de militant politique à la fin des années 50 et au début des années 60. L’étudiant que je fus prenait subrepticement la parole dans des amphithéâtres, c’était l’occasion de parler à 300 ou 400 étudiants en donnant son opinion.</p>
<p><b>Vous étiez intimidé ?<br />
</b>Non, comme j’avais fait du scoutisme étant jeune et que j’avais exercé des responsabilités d’animateur, j’ai toujours aimé et pratiqué l’expression orale de manière spontanée et naturelle, et j’ose croire, de manière relativement réussie !</p>
<p><b>Quand vous parliez dans des amphis, comment prépariez-vous vos interventions ?<br />
</b>Il n’y avait pas de réelle préparation, il fallait juste avoir une idée, et des formulations.<br />
Quand on a 18 ans et qu’on se lance sans trop réfléchir dans une « bagarre publique », on a des idées très simples et donc faciles à exprimer.<br />
De plus, à la fin des années 50 et au début des années 60, personne ne se posait la question (sans doute à tord), des techniques d’expression, de séduction et de conviction.  Les discours avaient vocation à n’être entendus qu’une seule fois, et uniquement par l’assistance présente, nos propos n’étaient pas enregistrés ou filmés et diffusés dans la foulée sur le net!<br />
Après, quand j’ai commencé ma carrière professionnelle devant un micro, notamment à France Culture pour participer à l’émission « Panorama », il s’agissait de travailler davantage : préparer ses interviews, lire et résumer un bouquin en 2 minutes, il fallait sérier ses idées et être extrêmement précis, mais c’était assez facile et j’ai vite appris.</p>
<p><b>La télé était-elle plus difficile?<br />
</b>Lorsque je faisais des éditos dans le journal télévisé (début 80) j&rsquo;avais un prompteur, donc mes interventions étaient calibrées au nombre de signes, ce qui limitait énormément les risques de digressions ou d’échappatoires. J’ai vite appris que pour tenir une minute, il fallait 500 à 600 signes, et une seule et unique idée. J’utilisais les vieilles techniques de Ciréron (qui n’ont pas changé !), à savoir : « captatio » et « seductio », autrement dit, capter l’auditoire et le séduire…</p>
<p><b>On a le sentiment que vous faites tout cela très naturellement, vous est-il déjà arrivé d’avoir le trac ?<br />
</b>Oui, mais jamais quand je devais faire un édito, la météo ou un papier.<br />
Quand j’ai eu le trac à la radio ou à la télévision, c’est lorsque je participais à des débats et que je devais contradictoirement défendre une opinion ou interroger un homme politique.<br />
A ce moment précis, j’ai eu « la boule au ventre ». On doit employer les mots justes en un temps très court et veiller à ne pas déraper.</p>
<p><b>Ça vous est arrivé ?<br />
</b>Oui, j’ai dérapé en 1974, face à Jacques Chirac qui était alors premier ministre. Je l’ai traité de menteur (sans y mettre les formes).<br />
C’était à l’époque inconcevable qu’un jeune journaliste de 35 ans ose dire « Monsieur le Premier Ministre, vous mentez » (même si les faits le prouvaient), ce qui m’a valu dans les jours suivants des leçons de maintien de la part de mes confrères dans la presse parisienne, notamment Raymond Barillon, alors journaliste au Monde qui m’a fait la leçon dans son édito en écrivant : « on ne s’adresse pas à un premier ministre comme ça, on ne le traite pas de menteur »<br />
Cette anecdote peut faire sourire quand on connaît les nombreux dérapages bien plus importants qui se sont déroulés par la suite !</p>
<p><b>Vous avouez quand même avoir déjà eu « la boule au ventre », comment arrivez vous à contourner cela ?<br />
</b>Par la respiration, il faut respirer avec le bas du ventre, un peu comme une femme enceinte, cela permet tout simplement d’éviter la contraction qui se manifeste dans le haut des épaules et dans la nuque.</p>
<p><b>Parlons un peu de la rhétorique, et de votre amour pour les mots… Vous employez toujours un vocabulaire très riche et très juste.<br />
</b>Je crois que ce qui compte, c’est son capital lecture. Ce qui m’accable beaucoup, et ce qui me rend triste, c’est qu’il y a une génération de journalistes mais aussi d’hommes politiques ou d’hommes publics qui ne lisent pas beaucoup et qui n’ont pas un vocabulaire très varié.<br />
Je pense que le public aime qu’on emploie un vocabulaire riche, pour ma part, ce vocabulaire je le tiens de mes lectures et il m’arrive encore très régulièrement de noter de nouveaux mots.<br />
A l‘école, j’ai appris 2 choses fondamentales : éviter les répétitions dans une même phrase ou dans un même paragraphe, et ne jamais employer le verbe « faire ». On peut toujours utiliser un autre verbe, il faut donc le bannir de toute communication.<br />
Si vous respectez ces deux règles, votre vocabulaire paraitra déjà beaucoup plus riche !</p>
<p><b>Quel est l’orateur que vous admirez le plus ?<br />
</b>Barack Obama !<br />
<b>Pourquoi ?<br />
</b>Pas seulement pour ses qualités d’orateur, mais aussi pour ses qualités de conteur et sa sincérité.<br />
Lors de son discours aux obsèques de Nelson Mandela, il a eu le culot de dire devant tous les chefs d’état présents et assis à coté de lui : « parmi ceux qui rendent aujourd’hui hommage à Mandela, il y en a qui ne respectent pas les libertés, et massacrent leurs concitoyens ». Oser dire cela et gratter là où ça fait mal, je trouve que c’est le signe des bons orateurs.<br />
J’ai aussi la nostalgie des grands orateurs de la 3eme république, Jacques Duclos, candidat communiste à la présidentielle en 1969, le général De Gaulle, ou François Mitterrand, un des derniers orateurs de cette école là (études classiques, périodes latines), mais aujourd’hui, tout cela ne passerait plus, il faut parler en phrases courtes, avec une seule et unique idée !</p>
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		<title>Michel Montana</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Sep 2016 12:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[thibaud]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[expression orale]]></category>
		<category><![CDATA[parler assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[PSG]]></category>
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		<description><![CDATA[Plusieurs fois par mois, il parle face à 45 000 personnes ! Rencontre avec Michel Montana, speaker du Parc de Princes. Michel Montana a commencé sa carrière au Club Med, puis s’est très vite tourné vers la radio, en officiant durant plusieurs années sur différentes antennes : NRJ, RMC, Fun, RFM. Aujourd’hui, en plus de son activité&#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bcoconseil.fr/wp-content/uploads/2013/11/Capture-d’écran-2013-12-01-à-10.39.50.png"><img class="alignnone size-full wp-image-451" src="http://bcoconseil.fr/wp-content/uploads/2013/11/Capture-d’écran-2013-12-01-à-10.39.50.png" alt="parler assemblée expression orale trac PSG speaker" width="1052" height="186" /></a></p>
<p><strong>Plusieurs fois par mois, il parle face à 45 000 personnes !<br />
</strong>Rencontre avec Michel Montana, speaker du Parc de Princes.</p>
<p><em>Michel Montana a commencé sa carrière au Club Med, puis s’est très vite tourné vers la radio, en officiant durant plusieurs années sur différentes antennes : NRJ, RMC, Fun, RFM.<br />
</em><em>Aujourd’hui, en plus de son activité de speaker du Parc des Princes, il est comédien spécialisé dans les voix et réalise de nombreux documentaires, doublages et spots publicitaires.</em></p>
<p><b>Quelle souvenir gardez vous de votre première intervention en qualité de speaker ?<br />
</b>C’était à Nice fin 80 , quand je travaillais à NRJ et je m’en souviendrai toute ma vie ! Avant moi, les animations se faisaient en cabine, et là pour la première fois, je me retrouvais au milieu du stade… et je me suis fait incendier par les « ultras du virage » qui se demandaient ce que guignol faisait sur le terrain !<br />
Je ne me suis pas dégonflé, et j’ai réussi à me mettre le public dans la poche.</p>
<p><b>Comment ?<br />
</b>Dans ces situations, que ce soit dans un stade ou face à une assemblée, il ne faut surtout pas s’arrêter, ne pas faire ressentir son inquiétude et continuer sans s’occuper des perturbateurs. Ce jour là, les ultras se sont vite calmés et ils ont aussi très bien compris que j’étais là pour eux et pas contre eux !</p>
<p><b>Et la première fois sur la pelouse au Parc de Princes ?<br />
</b>C’était pour la coupe du monde 98, j’alternais présentation en cabine et en bord de pelouse. Curieusement, je n’étais pas trop stressé. La seule chose compliquée à gérer, c’était le delay, un effet sonore qui fait que vous vous entendez parler avec un léger décalage.<br />
Le stress est venu par la suite, pour les premiers matches du PSG que j’animais parfois depuis le milieu du terrain, et c’est à ce moment là qu’on se rend compte de l’importance de chaque mot que l’on prononce dans le micro !</p>
<p><b>Justement, comment gérez vous le stress avant « l’entrée en scène » ?<br />
</b>Mon passé d’animateur radio m’aide beaucoup, notamment pour gérer le direct, car quand vous parlez dans un stade, c’est sans filet, mais cela ne m’empêche pas d’avoir du stress que je combats par la préparation.<br />
Je commence les réunions avec les équipes au moins 3 heures avant d’entrer sur le terrain et le moment venu, mes interventions sont réglées dans le moindre détail.</p>
<p><b>Comment s’adresse-t-on à 45000 supporters ?<br />
</b>Il faut parler très posément et lentement, pour gérer le problème technique du décalage, mais aussi pour être audible, notamment dans les gradins. Je mets beaucoup de force de conviction dans chaque mot, mon phrasé est différent, et je vais volontairement accentuer certaines syllabes et certains mots pour capter tout le public.</p>
<p><b>Est ce qu’il y a des mots que vous bannissez de votre vocabulaire ?<br />
</b>Non mais je fais attention à tous les mots que j’emploie.<br />
Chaque phrase et chaque mot ont une importance je dois veiller à ce qu’aucun des 45000 spectateurs présents ne se sente heurté ou agressé par mes propos, d’où la nécessité encore une fois de bien préparer chacune de mes interventions .</p>
<p><b>Et les gimmick ?<br />
</b>Les gimmick sont importants dans les stades, mais aussi ailleurs, ils sont notamment de plus en plus utilisés, dans les émissions de télé.<br />
Je voulais remplacer le gimmick « hip hip hip hourra » par quelque chose de plus moderne. J’ai repris au micro « Ici c’est Paris » (qui a un nombre de syllabes identiques), et le public a immédiatement accroché, et aujourd’hui pas un seul match ne se déroule sans que les supporters ne l’utilisent !</p>
<p><b>Quelle différence entre parler dans un stade et parler à la radio ?<br />
</b>Ce n’est pas du tout pareil.<br />
Au Parc, vous vous adressez à 45000 personnes. Il faut donner le tempo et on voit immédiatement si le public adhère.<br />
A la radio, le ton est plus intimiste et on ne pose pas du tout sa voix de la même façon. La radio est plus naturelle.</p>
<p><b>Qu’est ce que vous faites après la présentation d’un match ?<br />
</b>Tout d’abord, nous faisons un débriefing d’environ 1 heure. Après, je vais manger avec des amis en refaisant le match, ou je rentre chez moi et j’écoute tout ce qui se dit sur la rencontre !</p>
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		<title>Yves Weisselberger</title>
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		<pubDate>Fri, 27 May 2016 21:49:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yves]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[Ingénieur de formation, Yves Weisselberger a débuté sa carrière chez Bull. Il est très rapidement devenu entrepreneur et a créé avec 2 associés la société Klee, une structure spécialisée dans le développement d’applications e-business pour les grandes entreprises, qui emploie aujourd’hui 400 personnes pour un CA de 35 M€. Yves a ensuite cofondé et dirigé&#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bcoconseil.fr/wp-content/uploads/2014/01/Capture-d’écran-2014-01-27-à-18.32.17.png"><img class="alignnone size-full wp-image-598" src="http://bcoconseil.fr/wp-content/uploads/2014/01/Capture-d’écran-2014-01-27-à-18.32.17.png" alt="snapcar yves weisselberger taxi VTC" width="1034" height="206" /></a></p>
<p>Ingénieur de formation, Yves Weisselberger a débuté sa carrière chez Bull.<br />
Il est très rapidement devenu entrepreneur et a créé avec 2 associés la société Klee, une structure spécialisée dans le développement d’applications e-business pour les grandes entreprises, qui emploie aujourd’hui 400 personnes pour un CA de 35 M€.<br />
Yves a ensuite cofondé et dirigé pendant plus de 10 ans la société KDS, un éditeur de logiciel spécialisé dans la réservation de voyages d’affaire, et la gestion de notes de frais pour les entreprises (qui est devenu un des leaders européen du secteur).<br />
Depuis maintenant plus d’un an, il a lancé Snapcar avec son associé Dave Ashton. Snapcar est une application qui permet de réserver via son téléphone portable, une voiture avec chauffeur.<br />
Bien que s’adressant à tous les particuliers désirant bénéficier de ce type de service, la société se développe en priorité auprès des entreprises.<br />
Comme tout porteur de projet et chef d’entreprise, Yves Weisselberger a souvent eu l’occasion de s’exprimer en public et dans les médias.</p>
<p><b>Est ce qu’un ingénieur issu de Polytechnique est, au cours de sa formation, préparé à s’exprimer en public ?<br />
</b>Pas du tout.<br />
Nous ne sommes absolument pas préparés ou formés à ce genre de chose.<br />
Pour ma part, ce n’était pas très gênant car je me suis tout de suite orienté vers des métiers techniques, mais cela peut être très handicapant pour des élèves qui choisissent des métiers du conseil ou de la finance, et qui vont être très rapidement confrontés à la nécessité de communiquer efficacement, notamment avec des clients et partenaires.</p>
<p><b>Est ce que vous vous souvenez de votre première intervention en public .<br />
</b>J’étais jeune ingénieur chez Bull et on m’a fait plusieurs fois participer à des cessions de recrutement de nouveaux candidats. Je devais, devant les responsables RH, expliquer aux candidats l’intérêt qu’ils avaient à rejoindre Bull !</p>
<p><b>Et qu’est ce que vous avez ressenti à ce moment là ?<br />
</b>N’étant pas d’une nature très extravertie, et peu habitué à ce genre d’exercice, j’étais stressé, d’autant plus que je ne n’avais aucune technique d’expression orale.<br />
Dés le début, j’ai essayé de surprendre dans ma façon de faire, en présentant les choses de manière inattendue ou décalée, c’est une technique que j’utilise toujours et cela fonctionne assez bien.</p>
<p><b>Comment faites vous ?<br />
</b>Soit dans le style de l’intervention en essayant d’introduire de l’humour (mais c’est un exercice difficile qui peut être dangereux), soit en étant un peu provocateur : j’aime bien introduire dans mes présentations des informations ou des affirmations qui vont contre les idées générales afin de surprendre et de réveiller l’auditoire !</p>
<p><b>Pour Snapcar, quel est l’élément provocateur que vous utilisez pour attirer l’attention ?<br />
</b>Je n’ai pas encore eu l’occasion de présenter Snapcar lors de grandes assemblées, par contre, je l’ai souvent fait face à des investisseurs, dans des grandes entreprises, ou face à des journalistes.<br />
Je dois convaincre de 2 choses : de l’intérêt de prendre une voiture avec chauffeur plutôt qu’un taxi, et expliquer que Snapcar a une approche qui se distingue de la concurrence.<br />
En ce moment il y a un conflit assez fort avec les chauffeurs de taxi qui considèrent que les voitures avec chauffeurs sont en train de marcher sur leurs platebandes.<br />
Pour parler à la presse et être audible, il faut souvent prendre des positions « aiguisées », sortir du discours consensuel, quitte à provoquer ! Récemment j’ai fait une tribune dont le titre était : « <i>Mr le 1<sup>er</sup> ministre, nous n’appliquerons pas le décret que vous avez mis en place </i>» (règle d’attente de 15mn pour les chauffeurs).<br />
Ce titre accrocheur et provocateur a tout de suite fait réagir la presse et l’info a été largement reprise.</p>
<p><b>On vient de parler d’un communiqué écrit, mais comment vous préparez vous à intervenir quand vous êtes interviewé à la radio ?<br />
</b>Je ne me laisse pas envahir par le stress, car la communication passe très mal et cela s’entend immédiatement. D’autre part j’essaie d’être concis car on a généralement très peu de temps pour exprimer une idée ou un message qu’on veut faire passer, et c’est un bon exercice pour moi qui ai tendance à faire des phrases assez longues, ou à développer ma pensée !</p>
<p><b>Est ce qu’avant de faire des interviews, vous vous entrainez, par exemple à faire de phrases courtes, ou est ce que vous avez des techniques particulières ?<br />
</b>Je ne m’entraine pas spécialement mais je me mets bien en tête les 3 ou 4 idées fortes à faire passer, de préférence avec une phrase pertinente, parce que je sais que les médias la reprendront.<br />
C’est d’ailleurs la méthode des hommes politiques qui arrivent toujours avec des phrases préparées, qu’ils placent quoiqu’il arrive !<br />
Il n’y a rien de plus frustrant que de repartir sans avoir eu l’occasion de placer son idée principale, et je parle en connaissance de cause car cela m’est déjà arrivé !<br />
<b><br />
Quels sont les conseils que vous pourriez donner, par exemple à un ingénieur, sur la façon dont il doit s’exprimer en public ?<br />
</b>La communication passe par le cerveau, (la raison), et par le cœur, (les émotions), il faut donc essayer de créer un lien idéalement émotionnel avec ses interlocuteurs et dire des choses dont on sait qu’elles vont plaire à l’auditoire. Si vous vous adressez à un public de militaires et que vous avez l’occasion de dire « <i>mon oncle qui était dans l’armée m’a dit que</i>… », vous créerez tout de suite un lien avec les gens à qui vous vous adressez !<br />
D’autre part, comme je le disais précédemment, l’humour fonctionne aussi très bien.<br />
Enfin il ne faut pas non plus oublier que la communication, cela consiste à raconter une histoire intéressante qui va capter l’auditoire, et qu’il ne s’agit pas seulement d’un défilé de slides !<br />
<b><br />
Dernière question, si on vous téléphonait maintenant en vous proposant d’être dans 2 heures au JT de TF1 pour parler de Snapcar, que feriez vous ?<br />
</b>C’est le genre d’opportunité dont on rêve !<br />
C’est un sujet que je maitrise parfaitement, donc je vais réfléchir aux 3 messages que j’ai envie de faire passer et que les gens doivent retenir.<br />
Ensuite, je vais essayer de ne pas stresser, (de ne pas trop penser qu’il y a des millions de gens qui m’écoutent), et je vais aborder l’interview comme un dialogue avec le journaliste qui est en face de moi</p>
<p><b>Comment faites vous pour vous « destresser « ?<br />
</b>Pour ma part, le stress arrive quand je suis inoccupé, donc je ne vais certainement pas ne rien faire pendant 2 heures, au contraire, je vais tout faire pour actif jusqu’à l’entrée en piste !</p>
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